Chaque année depuis 5 ans, les 9 écoles supérieures de management du réseau de l’IFAG donnent pour mission à leurs étudiants de premières année de concevoir et de commencer à mettre en application dans de vraies entreprises un projet de développement durable. Les lauréats de chacune des 9 écoles seront en compétition pour la finale nationale qui se déroule le 12 mars prochain au Centre IFAG d’Angers.

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De nombreux grands groupes français sont désormais concernés par le concept de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Ainsi, ils doivent revoir leurs projets de développement économique et leur stratégie de management de manière à respecter les enjeux du développement durable. Comprendre la responsabilité sociétale des entreprises Le principe de la RSE comporte 3 dimensions : sociétale, sociale et environnementale. La responsabilité sociétale concerne les partenariats des entreprises et leur politique de relation client. Dans cette logique, les entreprises ont l’obligation de mettre en place des partenariats qui respectent les enjeux éthiques et environnementaux de leur secteur d’activité. En matière de politique sociale, les entreprises ont la possibilité de s’impliquer dans de nombreux projets d’amélioration des conditions de travail de leurs collaborateurs ainsi que de protection contre la discrimination. De plus, elles peuvent adopter une stratégie de gestion des ressources humaines qui favorise la formation continue et l’acquisition de nouvelles compétences. Selon le principe de la RSE, les grands groupes français ont également l’obligation de tenir compte de l’empreinte environnementale dans leurs projets de développement économique. Ainsi, ils peuvent s’engager en faveur de divers projets ayant pour objectif la protection de l’environnement et de la biodiversité. Que dit la réglementation au sujet de la RSE ? Les projets de développement des entreprises françaises doivent actuellement respecter plusieurs réglementations, dont la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques, les lois Grenelle et la loi Warsmann 4. Ces réglementations les obligent à définir leurs propres indicateurs RSE, qui leur permettront de mesurer leur engagement en faveur du développement durable. Cette obligation concerne actuellement les grands groupes, mais le périmètre d’application est susceptible de s’étendre aux PME et TPE les années à venir. Pour leurs projets de RSE, les entreprises ont la liberté de choisir elles-mêmes les indicateurs de performance en fonction des particularités de leurs secteurs et des tendances du marché. Cependant, ces indicateurs doivent obligatoirement être présentés dans leurs rapports annuels. Strego est désormais accrédité pour vérifier les performances RSE des entreprises Depuis janvier dernier, la société Strego, spécialisée dans l’accompagnement des dirigeants dans leurs projets de développement économique, dispose d’une accréditation d’Organisme Tiers Payant (OTI). Cette accréditation lui permet de vérifier les données RSE de ses clients et de garantir leur publication dans les rapports annuels.

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