Afin d’analyser vers quelles mesures il sera intéressant d’impliquer beaucoup plus les PME, le CROCIS s’est posé la question de savoir sous quelles formes les entreprises respectent notre environnement. Quatre indicateurs ont ainsi été proposés, et celui du respect de l’environnement (rationalisation de la consommation d’énergie ou recyclage des déchets) est le premier cité par 97% des PME. Ne possédant pas de services et structures adaptés à la gestion du personnel, seul 60% des dirigeants affirment avoir recours à des formations, à améliorer les conditions de travail ou même à intégrer la mixité social.
Suite à la loi exigeant la Taxe Carbone (TC) au 1er janvier 2010 (17 euros par tonne de CO²), il est intéressant de noter que les entreprises sont en majorités dubitatives face à une telle taxe. En particulier, 40% des entreprises parisiennes ne souhaitaient voir appliquer ce projet. Constat qui varie selon les secteurs d’activités : 74% des PME de la construction ne sont pas favorables à l’instauration de la TC contre 49% dans le secteur des services.
Véritable obstacle dans la prise en compte du développement durable au sein des entreprises, le manque d’information et d’accompagnement se fait de plus en plus sentir. 47% des PME de la région parisienne affirment ce pourcentage, et pour la première fois cette analyse s’applique de manière croissante, où 64% des grandes entreprises affirment un manque d’information mais aussi d’accompagnement.
Cette analyse permet ainsi de constater que les entreprises de la région parisienne, ont une grande volonté de faire évoluer leurs comportements vis-à-vis du développement durable. Apporter davantage d’informations et d’accompagnement à ce sujet est le point essentiel a mettre en avant désormais pour faire de ces acteurs économiques des entreprises responsables.
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