A l’heure ou de nombreuses villes élaborent et mettent en route leur plan de développement durable, c’est au tour de la ville de Dijon de s’engager envers une démarche éco-responsable pour le Grand Dijon : première étape, l’élaboration du projet éco-quartier Heudelet 26.
La Société d'Economie Mixte d'Aménagement de l'Agglomération Dijonnaise (Semaad), qui est chargée d’aménager le projet Grand Dijon comprenant le premier éco-quartier de la ville, est la première SEM de France à disposer du label EMAS (Eco Management and Audit Scheme), norme qui récompense un management environnemental exemplaire. Avant tout, ce projet novateur exemplaire de l’éco-quartier « Heudelet 26 » sera une opération d’aménagement pilote.
Selon le directeur de la Semaad, Thierry Lajoie, cette opération précurseur à pour but d’être une référence sur le plan régional, national mais aussi Européen. Concevoir un quartier durable aménagé en fonction de critères performants et novateurs (économiques, sociaux, énergiques...) est le principal engagement pour faire de Dijon la première ville de France écologique.
L’élaboration de cette action s’est concrétisée par l’obtention de deux labels : ISO 14001 et EMAS. Après avoir été récompensé en août 2009 par la norme ISO 14001, la qualité de cette démarche environnementale est devenue d’autant plus ambitieuse et reconnue. La performance de ce projet s’est vue également gratifié le 15 octobre dernier d’un enregistrement de la Semaad au label EMAS. Répondant aux exigences du système communautaire de management environnemental et d’audit de l’Union Européenne c’est le ministre d’Etat à l’écologie, à l’énergie, au développement durable et de la mer qui a ainsi délivré cet enregistrement.
L’engagement de la Semaad récompensé par deux des plus prestigieux labels qui certifient la qualité d’une démarche environnementale place ainsi le projet éco-quartier « Heudelet 26 » au cœur même d’une réflexion environnementale à portée Européenne.
La certification ne fait pas automatiquement la légitimité de ce type d'opération. Notamment parcequ'un quartier durable s'élabore à travers une gouvernance partagée où la participation des futurs usagers est un prérequis, ce qu'aucune certification ou label ne prend en compte aujourd'hui. E. Bucki http://quartierdurable.blogspot.com/