Les services rendus par les écosystèmes aux entreprises

3. Exemple de risques ou d’opportunités pour les entreprises

Dans leur guide des pratiques pour l’identification des risques et opportunités issus de l’évolution des écosystèmes, les auteurs du World Resources Institute (institut mondial des ressources) donnent des exemples des risques ou des opportunités auxquelles les entreprises pourraient être confrontées et qui justifie d’avoir recours à l’ESR.

Risques :

- « L’énergéticien Energia Global au Costa Rica. Dans les années 1990, il a littéralement perdu sa source d’énergie lorsque des propriétaires fonciers locaux se sont mis à défricher les coteaux boisés en amont des barrages de l’entreprise, à des fins d’élevage et d’agriculture. Avec la disparition des arbres, les fortes pluies ont entraîné une érosion des sols, suivie d’un envasement du fleuve, provoquant une baisse du niveau des retenues d’eau et du rendement énergétique »
- « Unilever, la multinationale, a souffert de problèmes d’environnement marin. Le cabillaud, principale espèce de poisson utilisée dans ses produits alimentaires surgelés haut de gamme, a souffert de surpêche et les stocks ont décliné brutalement pour s’effondrer complètement à l’ouest de l’Atlantique nord. Les hausses de coûts spectaculaires qui s’ensuivirent ont réduit de 30% les marges d’Unilever »

Opportunités :

- Pour céder près de 5000 hectares de ses terres, l’énergéticien américain Allegheny Power a fait réaliser une estimation économique des bénéfices environnementaux commercialisables de son site qu’une expertise traditionnelle ne prenait pas en compte. L’éco-audit a permis de valoriser l’estimation à près de 33 millions de dollars au lieu de 16. Allegheny Power a toutefois vendu ses terres à l’Etat américain, pour 16 millions de dollars et a obtenu de pouvoir déduire les 17 millions restant de ses impôts à titre de don caritatif, réalisant ainsi de sacrées économies fiscales (plusieurs millions de dollars).
- Les 270 000 hectares de forêts  de Potlatch, un fabricant de produits à base de bois aux États-Unis, étaient devenus la destination de nombreux randonneurs, campeurs, chasseurs ou ornithologues. L’entreprise a vu dans ces 200 000 visiteurs annuels un potentiel de revenus complémentaires qu’elle a décidé d’exploiter. Depuis 2007, l’instauration de droits d’usage lui permet de récupérer une partie de la valeur récréative de ses forêts.

 

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